Les Flammes ont l'opportunité, ce samedi 04 novembre (20h - Caisse d'Epargne Arena), d'enchaîner un dixième succès consécutif, toutes compétitions confondues. Pour cela, les coéquipières de Kalis Loyd devront se défaire d'une coriace formation de Mondeville.
L'occasion pour l'équipe du magazine FLAM'S, de s'entretenir avec l'internationale suèdoise du FCB, Kalis Loyd.

Flam’s : Le basket te colle à la peau depuis toujours. Tu es née en Suède, à Malmoë, au sein d’une famille de basketteurs. Ce sont eux qui ont guidé tes premiers pas ? 

Kalis Loyd : Oui, un peu car quand j’étais petite j’étais toujours dans les salles. Je jouais avec les ballons et j’allais tout le temps voir les entraînements et les matches. Ca m’a donné le goût des sports collectifs. Et ça a influencé mon avenir. C’est clair, je n’ai pas appris le basket toute seule.

Flam’s : Tu as vite pris un billet pour les Etats-Unis où tu a passé cinq ans en NCAA, à l’Université de Lamar. Déjà, en senior, tu affichais des statistiques très prometteuses : 17,3 points (42,4% à 2 pts et 33,3% à 3 pts), 7 rebonds, 2,9 passes décisives et 2,3 interceptions de moyenne. Tu n’y es pourtant pas restée, puisque tu a fait tes débuts pros en Roumanie avec l’ASC Sepsi-SIC Gheorgue. C’était un choix de jouer en Europe plutôt aux Etats-Unis ? 

Kalis Loyd : Oui, c’était un choix. Je crois que l’Europe est une bonne exposition, que l’on joue dans une petite ou une grande équipe. Et comme là, en plus, je jouais en EuroCup…

Flam’s : Tu as tout de suite marqué le championnat roumain lors de ta première saison (2013-2014) avec des stat très flatteuses 14,3 points (48% à deux points), 5,8 rebonds, 2,7 passes décisives et 1,8 interception pour 12,6 d’évaluation, et le parcours de ton club en EuroCup avec 16,2 points (46,2% à deux points), 5,5 rebonds, 1,8 passe décisive et 2,8 interceptions de moyenne sur 6 matches joués. Pourtant, tu n’es restée qu’une saison avant de faire ta valise pour venir en France. Pourquoi ? 

Kalis Loyd : Car la France était un pays ou je voulais vraiment jouer. J’ai souvent parlé avec d’autres joueuses qui y avaient déjà joué. Leur opinion était unanime. Et j’ai eu mes premières propositions pour jouer dans le Sud. J’avais un bon feeling. J’ai pris la bonne décision. D’autant que j’avais un très bon coach qui m’a aidé à développer mon jeu. Mais ce n’est pas difficile de partir pour jouer en France...

Flam’s : Quel bon vent t’a amené jusqu’à Charleville après trois années passées dans l’Hexagone ? 

Kalis Loyd : Il y a plusieurs années que Romuald Yernaux m’a demandé de venir jouer à Charleville. Jusqu’alors, cela n’avait pas été possible. Et malgré mes blessures, il a toujours marqué son intérêt pour moi. C'est une belle preuve de confiance.

Flam’s : Tu as été recrutée avant l’été, à la fin de saison précédente, dans la première vague des recrues du FCB. Savais-tu alors qui seraient tes coéquipières et quel profil aurait ta nouvelle équipe ? 

Kalis Loyd : Oui, je connaissais déjà quelques joueuses comme Valeryia, avec qui j’ai déjà joué auparavant. Et puis, quand on est joueuse dans un club, on joue contre presque toutes les joueuses du championnat. J’aimais bien le jeu de Charleville et l’objectif présenté est intéressant. 

 

"My feeling is good"

Flam’s : Tu arrivais de Basket Landes, où tu auras fait une saison 2016-2017 interrompue par des blessures. Ce n’était pas la première fois que tu étais écartée du parquet par des blessures. Déjà, alors que tu jouais avec Tarbes, tu n’avais pu finir la saison 2014-2015, puis tu a connu des problèmes comparables avec Arras après sept matches joués, lors de la saison 2015-2016. Es-tu une joueuse "fragile" ? 

Kalis Loyd : Je ne pense pas que je sois fragile, mais c’est juste je n’ai pas été chanceuse ces dernières saisons. J’espère que cette année, ça va aller et que mon rendement ne sera pas perturbé par des blessures.

Flam’s : Tu as la réputation d’être une joueuse généreuse qui met son talent au service du collectif. Mais pour ça, il faut être à 100% de ses moyens... C’est le cas ? 

Kalis Loyd : Oui ! Je crois que c’est une attitude qui est vraiment dans ma tête. C’est le mental. Après, je suis en forme et j’ai confiance en mon coach et mes coéquipières. Je pense que, pour toutes ces raisons, je vais faire de mon mieux pour bien jouer et être à mon meilleur niveau. My feeling is good ! Et je sais aussi qu’ici, on croit en moi.

Flam’s : Les Flammes ont démarré le championnat en trombe, et tu n’es pas étrangère à toutes ces performances, en LFB et en Eurocup. Penses-tu que ton équipe est sur une pente ascendante et qu’elle a encore une grosse, ou petite, marge de progression ? Et sur quels plans ? 

Kalis Loyd : Je crois qu’on va encore progresser. Nous avons encore beaucoup de travail, notamment pour apprendre à jouer avec chacune des joueuses, séquence de jeu après séquence de jeu. Le championnat est long et nous n’en sommes qu’au début. Pour être les meilleures, il faut encore travailler et s’améliorer d’un cran ou plus dans tous les domaines du jeu.

Flam’s : Sur un plan personnel, à quel niveau de tes capacités penses-tu être actuellement, et quels sont les points sur lesquels tu penses avoir à progresser ? 

Kalis Loyd : Je pense vraiment que c’est de jouer avec l’instinct parce que nous ne connaissons pas encore très bien les unes et les autres. Nous devons continuer à apprendre à mieux connaître le jeu de chacune. Ce palier important franchi, nous serons vraiment bien meilleures que nous le ne sommes aujourd’hui.

Flam’s : Quelles sont tes ambitions pour cette saison, avec le FCB et avec l’équipe nationale suédoise entraînée du reste par un Français, François Gomez, ex-entraineur de Tarbes… 

Kalis Loyd : Je voudrais gagner quelque chose. L’EuroCup, le championnat bien sûr, mais aller en play-offs serait un minimum. Et aller le plus loin possible en Coupe de France. Et pourquoi pas en finale, comme le club l’a fait l’an dernier ? En sélection, je souhaiterais gagner les matches qu’il faut pour nous qualifier pour la Coupe d’Europe des Nations en 2019. Ce sont de gros objectifs, mais collectivement, à Charleville comme avec la Suède, j'évolue dans de bonnes équipes. C’est donc jouable…

Flam’s : Es-tu heureuse à Charleville ? 

Kalis Loyd : Actuellement, oui ! C’est vraiment pas mal. Les gens sont vraiment très gentils ici ! 

 

Billetterie en ligne Mondeville http://bit.ly/1R40FrB

 

ARTICLE TIRE DU MAGAZINE  FLAM'S, à découvrir ce soir à la Caisse d'Epargne Arena