A peine la rencontre face à Mersin terminée, que l’ailière des Flammes débutait un « Road Trip » entre les Etats-Unis  et la Suède.  Autant dire que la trêve internationale fut loin d’être de tout repos pour Kalis Loyd. Récit…

 

Kalis, tu as effectué un aller-retour express de 48h aux USA où tu as eu l’honneur de voir le retrait de ton maillot à l’université de Lamar. On image une réelle fierté pour toi ?

K.L : « Effectivement, ce fut un moment incroyable !  Je n’ai pas vraiment de mots pour exprimer ce que j’ai ressenti quand mon maillot a été retiré lors de cette cérémonie. Un mélange entre joie, fierté et émotions. Toutes les filles de mon équipe universitaire étaient venues. Cela faisait 5 ans que je ne les avais pas revu, c’était vraiment cool. Toutes ces personnes (joueuses, staff) étaient là uniquement pour moi. C'est dire l’honneur et la fierté qui m’habitaient lors de cet évènement. D’autant plus que c’était assez inédit que des filles soient mises en avant. Nous étions trois joueuses à recevoir cette distinction où jusqu’à présent, seuls trois hommes y avaient eu le droit ».

Peux-tu nous décrire ce qu’il s’est passé lors de la cérémonie ?

K.L : « Après nous avoir mises en avant sur le parquet, il y a eu une brève rétrospective de faite sur nos carrières. Ensuite c’est là que le moment magique est arrivé… avec nos maillots qui sont descendus. Je suis passée en troisième position car j’étais la plus jeune des trois filles mises à l’honneur".

Quand as-tu été informée de cette nouvelle ?

K.L : « Des représentants de l’université de Lamar m’ont appelé en novembre et voulaient savoir si je pouvais me rendre disponible. J’ai tout de suite dit « Oui » et à ce titre, je remercie grandement mon club des Flammes qui a accepté de me libérer pour participer à cet évènement.
Bien que j’ai  performé lors de mon cursus universitaire (meilleure marqueuse de l’histoire) et que j’ai contribué à la mise en avant du basket féminin à Lamar, seuls des hommes avaient eu l’honneur de voir retirer leur maillot. Alors lorsque j’ai reçu cet appel, j’étais très heureuse, j’en ai même pleuré car c’était pour moi un véritable symbole. Des joueuses venaient d’être mises sur le même pied d’égalité que des joueurs. C’est très important pour moi qui viens de Suède, où il y a une parité homme-femme exemplaire ».

Après les Etats-Unis, tu as retrouvé la sélection suèdoise avec qui tu as affronté l’Italie et la Croatie. Comment s’est passée cette fenêtre internationale ?

K.L : « C’est un bilan un peu mitigé. On perd face à l’Italie (47-69) qui a mieux joué que nous. Maintenant j’espère que nous saurons prendre notre revanche au match retour.              
Derrière cela, on a bien réagi face à la Croatie, dans une salle pleine à craquer (5000 spectateurs), avec une chaude ambiance qui a favorisé notre victoire (63-55). Pour ma part j’ai terminé meilleure scoreuse de mon équipe (12 points). C’est certainement le meilleur match que j’ai joué avec mon équipe nationale ».

On ferme la parenthèse équipe de Suède pour passer du côté des Flammes.  Quel bilan tires-tu à mi-saison sur le parcours de ton équipe ?

K.L : « Il nous a fallu un temps d’adaptation au début de saison afin que les automatismes se mettent en place. Nous avons fait quelques erreurs, notamment sur les matchs de Tarbes et Montpellier mais aujourd’hui nous formons une équipe solide du championnat, comme peut en témoigner notre troisième place au classement (10 victoires – 4 défaites).   
Le point négatif actuellement, c’est clairement la blessure de Kadidia Minte. Lorsqu’un groupe doit se passer d’une joueuse de sa polyvalence, c’est alors chacune d’entre nous qui doit travailler plus et donner plus à l’entraînement comme en match. On a hâte qu’elle soit de retour pour ensemble réaliser de belles choses sur la fin de saison ».